Géothermie
Le chantier est situé à l’angle de l’Avenue Ambroise Croizat et de la Rue Denis Papin.
La superficie est de 1 000 m².
Le forage permettra d’aller chercher de l’eau naturellement chaude à 1 600 m sous terre.
Il n’existe pas de risque pour les maisons ou pour toute infrastructure à proximité.
Une étude de sol a été réalisée en amont pour éviter tous les risques.
A Garges-lès-Gonesse, comme dans toute la région parisienne, nous sommes dans ce qu’on appelle un bassin sédimentaire.
Il y a une succession de couches de différentes roches (argiles, sables, calcaires, grès, etc…). Elles proviennent de millions d’années de sédimentations et se transforment en roches sédimentaires par différents phénomènes physico-chimiques.
Cette étape dure 3 mois.
Le rythme durant ces travaux est 24h/24 et 7j/7
Il est nécessaire d’avoir une intervention en continue car les formations géologiques sont maintenues par injection de boues pendant les phases de forage.
Cet équilibre est précaire et il est donc important d’optimiser les temps de forage afin de sécuriser le puits en descendant le tubage et en réalisant les cimentations dans les meilleurs délais.
Les terres issues du forage (également appelées « cuttings ») remontent avec les boues par l’extrados des tiges.
Par tamisage / filtration & centrifugation, les terres sont récupérées et évacuées en décharge.
Réseau
La chaleur sera produite localement grâce à de la géothermie (62%) et à la valorisation de la chaleur fatale issue de la station d’épuration du SIAH située à Bonneuil-en-France (35 %). Du biogaz sera utilisé en appoint (3 %).
La longueur est de 12 mètres pour un diamètre intérieur allant de 65 à 350 millimètres.
On dit que le réseau est exemplaire car il sera alimenté à 100% par des énergies renouvelables et de récupération. Il sera le premier réseau en France à associer une géothermie et une station d’épuration.
20 000 tonnes de CO2 seront évitées chaque année, l’équivalent de 16 667 voitures.